Ottawa prévoit de transférer la supervision des efforts des banques en matière de lutte contre le blanchiment d'argent de FinTRAC au Bureau du surintendant des institutions financières, ou OSFI, selon le Budget 2026.
Le budget décrit ce changement comme un moyen de renforcer la supervision et la conformité parmi les plus grandes institutions financières. Il note que l'objectif est d'améliorer la supervision et la conformité en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de financement du terrorisme au sein de ce groupe d'institutions.
L'OSFI entreprendrait des examens de supervision pour vérifier la gouvernance, la gestion de la conformité réglementaire et la supervision des risques culturels. Ce changement reflète un objectif plus large d'aligner la supervision sur la supervision prudentielle pour le secteur financier.
FinTRAC supervise actuellement la conformité à la LRPCTFP, tandis que le mandat de l'OSFI couvre les risques prudentiels qui pourraient affecter la stabilité financière. Le réaffectation prévue déplacerait ce rôle de supervision AML/ATF vers l'OSFI, modifiant l'équilibre entre les deux agences au sein du régime.
Le plan fait suite à un examen mondial du régime canadien de lutte contre la criminalité financière mené par le Groupe d'action financière (GAFI), dont les résultats ont été publiés plus tôt cette année. Le gouvernement a déclaré que ce changement vise à renforcer la réponse du Canada au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme, conformément aux normes internationales.
L'OSFI et FinTRAC collaborent déjà sur l'évaluation des risques et le partage d'informations. Les notes d'orientation de l'OSFI indiquent que les deux agences peuvent partager des informations liées à la conformité pour évaluer les risques découlant du blanchiment d'argent ou du financement du terrorisme, y compris les questions touchant la gouvernance, la réglementation et l'intégrité institutionnelle.
Le cadre du régime attribue au ministère des Finances le rôle de chef de file en matière de politique pour les questions AML/ATF et de secrétariat pour les initiatives du régime. Cette structure souligne comment le changement proposé s'insérerait dans l'architecture politique et de supervision plus large.
La stratégie du régime canadien AML/ATF pour 2023-2026 décrit les mécanismes de coopération entre les agences et identifie les domaines où les échanges de données et les analyses conjointes améliorent la supervision. Bien que le plan soit formulé en termes de Budget 2026, la stratégie met en évidence la collaboration continue entre l'OSFI, FinTRAC et d'autres parties du système.
Une conclusion plus large est que le changement proposé centraliserait l'autorité de supervision pour l'AML/ATF au sein du régulateur bancaire fédéral, modifiant potentiellement la manière dont les grandes banques coordonnent leurs programmes de conformité et leurs pratiques de gouvernance. Le gouvernement n'a pas fourni de calendrier ni de portée complète pour la transition dans les documents disponibles.
L'intention politique est de refléter l'évolution des normes internationales et les résultats des récents examens mondiaux du régime canadien.
